Nouvelles mesures pour la presse au Niger
Améliorer le travail des journalistes
05/05/11 Le Ministre nigérien de la Communication, Salifou Labo Bouché, a annoncé que son gouvernement va déployer des "mesures idoines" pour améliorer les conditions de vie et de travail des professionnels des médias, a appris l'APA , en marge de la célébration mardi de la 20ème journée mondiale de la liberté de la presse.
Des efforts seront davantage consentis pour créer les conditions en vue de l’adoption d’une convention collective dans le secteur des médias et ouvrir ainsi la voie à l’émergence d’entreprises de presse viables, a dit le ministre Labo Bouché, qui s’exprimait devant les journalistes réunis à la Maison de la presse à Niamey.
La presse "reste un maillon essentiel de l'état de droit" a encore dit le ministre Bouché invitant les professionnels des médias à se conformer et respecter « scrupuleusement l'éthique et la déontologie" de leur métier.
"La presse est libre au Niger (…) il reste aussi que les journalistes redoublent de professionnalisme, d’honnêteté pour soigner leur image et celle de leur métier" a estimé un doyen de la presse nigérienne, Maman Mamadou, président par intérim de la Maison de la presse, dans une longue intervention mue en un cours d’éthique et de déontologie journalistique.
Lundi, des organisations socioprofessionnelles des médias ont affirmé que les acquis en matière de liberté de presse sont "indéniables" au Niger où les journalistes doivent faire preuve de "vigilance" pour le respect des principes de cette liberté.
Niamey a abrité en mars 2010, les états généraux de la presse nigérienne ayant permis l’adoption d’un texte portant suppression des peines privatives de libertés en cas de délits commis par voie de presse.
La presse nigérienne, dont la composante privée est née à la faveur de la démocratisation au début des années 1990, fait face à plusieurs problèmes liés souvent à la précarité des entreprises de presse et au déficit de professionnalisme constaté chez nombre de ses animateurs.
Quant au paysage médiatique de ce pays, il est constitué d’une cinquantaine de titres, sept chaînes de télévisions dont cinq privées, une trentaine de radios commerciales et une centaine de radios communautaires disséminées dans toutes les régions.
