L'Institut de Formation aux Techniques de l'Information et de la Communication
L'Institut de Formation aux Techniques de l'Information et de la Communication (I.F.T.I.C) est un établissement public à caractère administratif (doté de l’autonomie financière), créé le 8 décembre 1989. Il a succédé à l'ex Centre de Formation aux Techniques de l'Information (CFTI), créé le 8 décembre 1977.
C'est l'une des toutes premières écoles fondées dans la sous-région. L'IFTIC a pour vocation la formation des personnels des services publics et privés, nationaux ou étrangers, aux métiers de l'information, de la communication et de la documentation. L'IFTIC entend aider des jeunes sélectionnés par ses soins, en fonction de leurs aptitudes et motivations, à devenir :
- des journalistes professionnels pouvant raconter, expliquer et commenter les événements en s'exprimant par le texte et l'image.
- des documentalistes, des bibliothécaires, des archivistes capables de faire des synthèses, et classer du matériel en vue de leur utilisation.
- des techniciens de maintenance, des opérateurs de prise de vues, de son, et des monteurs vidéonumériques de bon niveau.
L'Institut a progressivement étendu ses activités à la formation permanente, à la recherche et à la production. Après des années de retrait de la coopération française, qui a appuyé l’IFTIC fortement à sa création, l’appui a repris en 2001. Il a permis de réhabiliter l’Institut et de racheter progressivement le matériel nécessaire. L’IFTIC renaît, après des années difficiles, qui ont toujours, toutefois, été sanctionnées par la remise des diplômes, contrairement aux années blanches subies à l’Université.
L’équilibre financier de l’IFTIC repose sur la subvention de l’Etat, inchangée depuis de nombreuses années, et les frais de scolarité versés par les étudiants, nigériens et étrangers. A noter, les effectifs explosent, seule solution trouvée à la baisse des ressources enregistrée à la suite de la baisse de 30%, en 2006, des frais de scolarité payés par les nationaux et non compensée par l’Etat.
La formation assurée est dans l'ensemble bien considérée par les médias. La formation de base aux techniques du journalisme semble satisfaisante, mais elle reste insuffisante eu égard au manque de matériel et de pratique. En effet, vu les effectifs actuels de l’école le matériel disponible reste très insuffisant, malgré des efforts importants des partenaires. Le matériel soumis à une utilisation intensive, dans des conditions difficiles (chaleur, poussière, coupures d’électricité), malgré les soins apportés et la volonté de le maintenir en état, doit régulièrement être remplacé.
La révolution numérique, dans tous les domaines des médias et des télécommunications, ajoutée à l’évolution académique mondiale (vers un système délivrant des diplômes au niveaux licence, master, doctorat) exige aujourd’hui de grands efforts de la part de l’IFTIC pour mettre à niveau ses personnels, matériels et filières pédagogiques dans l’environnement international. De nouveaux diplômes sont en chantier. Toutefois, l’IFTIC a des atouts : son ancienneté, son intégration parfaite au milieu, ses partenariats pédagogiques ouverts – une convention est signée depuis deux ans avec l’Université de Niamey - et son rayonnement régional, puisque l’Institut accueille des étudiants tchadiens, depuis toujours, gabonais, depuis quatre ans, comoriens, centrafricains, camerounais, béninois et burkinabé, plus ponctuellement.
Présentation de l'IFTIC (pdf à télécharger)
document réalisé par Lompo Yempabou Mahamadou
