Les états généraux de la presse convoqués
Prévus pour se tenir en février dernier, les états généraux de la presse nigérienne auront lieu finalement du 29 au 31 mars 2010 au Palais des Congrès de Niamey. Les nouvelles autorités du Niger ont accepté de poursuivre ce chantier engagé par le gouvernement renversé dont la main avait été forcée –sur le sujet- par la commission de l’Union Européenne. C’était à Bruxelles en décembre 2009.
Ainsi, pendant trois jours, les participants auront des échanges qui permettront d’adopter un nouveau texte pouvant régir le monde de la presse avec comme principal objectif la fin de l’emprisonnement des journalistes pour les délits de diffamation, d’injure et de propagation de fausses nouvelles. A la place de l’emprisonnement, il sera retenu la sanction pécuniaire qui, de l’avis de nombreux observateurs, serait mieux indiquée pour corriger les mauvais journalistes.
Outre cette dépénalisation tant attendue, les états généraux examineront également des textes sur la publicité et la convention collective. Les travaux s’achèveront avec une nuit de la communication pour primer les meilleurs reportages radio – TV & presse écrite.
D’éminents journalistes et défenseurs de la liberté de presse et d’expression sont attendus, ce week-end à Niamey pour apporter leur pierre à l’édifice. Il s’agit de Alfred Dan Moussa du groupe Fraternité Matin de côte d’ivoire et président international de l’union de la presse francophone, de Sy Chériff, un Sankariste, responsable du centre Norbert Zongo du Burkina, de Madiambal Diagne, patron du QUOTIDIEN, le principal journal indépendant du Sénégal et d’un représentant de l’institut PANOS venant, lui aussi, du Sénégal.
