Appui à l'audiovisuel à l'IFTIC
Grâce à l’UE-ACP, 64 étudiants formés en 2009-2010
64 stagiaires étudiants et professionnels, nigériens, gabonais et camerounais, ont bénéficié de modules de formation spécialisés de novembre 2009 à juin 2010, grâce à un appui de l’Union Européenne, groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
Contrechamps-Niger avait été retenu dans le volet formation, dans le cadre d’un appel à propositions destiné à améliorer le développement et la structuration des industries cinématographiques et audiovisuelles des Etats ACP, afin qu’elles puissent mieux créer et diffuser leurs propres images, permettre une promotion accrue de la diversité culturelle et mettre en valeur les identités culturelles ACP et contribuer au dialogue interculturel.
Le programme conçu par Contrechamps-Niger à l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication, avec ses partenaires, s’insère, évidemment, dans la logique d’intégration du numérique qui constitue une opportunité historique pour les pays ACP. Les modules délivrés à l’IFTIC, institut professionnel public nigérien placé sous la tutelle du ministère de la Communication, ont fait appel à des formateurs français et burkinabés, identifiés par les partenaires Contrechamps-France et Les Films du Dromadaire (Burkina Faso). Ils embrassaient divers métiers, de l’écriture de documentaire et de fiction à la gestion de production audiovisuelle en passant par la maintenance/exploitation vidéonumérique (détection de pannes simples) et le montage vidéo (effets spéciaux). Il s’agissait de modules d’initiation, délivrés chacun en deux séquences de deux semaines.
Les modules ont ensuite été intégrés aux différentes filières de l’IFTIC : production/réalisation (écriture de fiction et de documentaire, gestion de production), montage et maintenance/exploitation, à l’occasion de l’atelier sur les curricula qui s’est tenu en mars 2011 à l’IFTIC, sous le patronage du directeur général, M. Khamed Abdoulaye.
Contrechamps a fourni les encadreurs d’écriture de documentaire, de montage vidéo et de maintenance/exploitation audiovisuelle, trois personnes très aguerries à la fois dans leur domaine professionnel et dans la formation (respectivement Jean-Louis Saporito, Hervé Garcia, Bertrand Serroen). Jean-Louis Saporito est réalisateur depuis 1976. Il a également fondé la société de production Point du Jour et produit, à ce titre, plusieurs magazines et plus de 200 documentaires. Hervé Garcia est monteur de documentaire, de news et d’institutionnel depuis dix-huit ans. Bertrand Serroen, ingénieur spécialisé en techniques audiovisuelles, est actuellement responsable de la cellule audiovisuelle de l’Université de l’Artois, après une vingt ans de carrière comme conseiller technique auprès de plusieurs télévisions africaines en matière de gestion des équipements, maintenance et formation du personnel. Les Films du Dromadaire ont fourni deux autres encadreurs « senior » : Emmanuel Sanon, script doctor très connu du cinéma burkinabé et Sekou Traoré, réalisateur, régisseur général et producteur exécutif et délégué depuis plus de vingt ans. Il assume notamment la production Afrique du Tchadien Haroun Mahamat Saleh. A noter, ces cinq formateurs ont tous une expérience solide de la formation. Les formateurs locaux, des jeunes professionnels, ont profité de leurs aînés pour s’aguerrir sur les deux plans professionnels et pédagogiques. En effet, ils auront désormais la responsabilité d’enseigner ces modules à l’IFTIC.
Le projet a coûté 101 000 euros dont 80 000 apportés par l’UE-ACP, dans le cadre du projet ACP-Films.
Contenu des modules :
Tous les modules ont été conçus conformément au planning par les binômes encadreurs locaux et étrangers. A noter, le module détection de pannes simples (maintenance audiovisuelle numérique) a été précédé d’un module d’une semaine de découverte de l’environnement informatique, pour mettre tous les stagiaires à niveau. Les modules, conçus sous forme de formation-action, ont été très concrets et très participatifs, chaque stagiaire a écrit un projet de fiction, ou de documentaire ou rédigé un plan de gestion de production pour un film. En montage vidéo et en maintenance, il s’est agi de leur rappeler certaines bases non maîtrisées et de les mettre à l’ouvrage sous forme d’exercices pratiques. Les modules d’écriture se sont déroulés sous forme d’ateliers d’écriture : niveau zéro découverte, fondamentaux, lancement des travaux individuels, niveau 1 retour sur ces travaux et critique collective. Des films ont été visionnés et commentés dans ces deux ateliers. Les deux modules plus techniques, montage vidéo et maintenance AV, se sont tenus dans les salles techniques, sous la houlette de formateurs très expérimentés, qui ont pris la peine de remettre à niveau les groupes sur le plan théorique. Le module de gestion de production a été décomposé en deux phases : étude des termes de référence d’un film de commande (devis, budget, court métrage et long métrage), à partir de projets de films nigériens fournis par des co-encadreurs, la deuxième phase étant consacrée au long-métrage de fiction et à la série TV, sous forme de tests d’évaluation.
Les rapports des 5 modules de formation :
- Rapport de stage Ecriture de documentaire
- Ecriture de fiction
- Gestion de production
- Rapport de stage Montage
- Rapport de stage Maintenance
avec la contribution financière de l'Union Européenne (Fonds Européen de Développement) et le concours du groupe des Etats ACP


