Journal féminin publié au Niger

Historique
Après un numéro zéro non publié, le magazine AÏCHA a publié le 13 mai 2007, journée de la Femme nigérienne, le premier journal féminin bimestriel du Niger. Une étude sur le lectorat de la presse organisée en 2003 par l'un des actionnaires de ce magazine, l'association Contrechamps, avait révélé le besoin des lectrices nigériennes, insatisfaites du contenu actuel des journaux où elles ne trouvent pas l'écho de leurs problèmes et préoccupations.
L'association Contrechamps a décidé alors d'approfondir la réflexion pour voir dans quelle mesure pouvait être créé un magazine féminin au Niger. La coopération française a soutenu ce travail préalable à travers plusieurs missions (marketing, mise en page) et la réalisation d'un numéro zéro.
Devant le succès de l'initiative, une SARL a été créée autour du Réseau des Femmes Chefs d'Entreprise du Niger (ONG), qui voit bien l'intérêt d'un tel magazine pour valoriser les femmes actives et faciliter le lobbying et la communication entre toutes les femmes nigériennes. Le Réseau est actionnaire majoritaire. Il imprime sa marque décidée sur le journal. A ses côtés, une deuxième ONG figure au titre des actionnaires principaux : Contrechamps, qui poursuit son ouvre de soutien confraternel à la presse du Sud.
Le magazine est animé par une équipe : quatre permanents dont deux à plein temps (une gérante et une rédactrice en chef en cours de recrutement à plein temps et un graphiste et un photographe à mi-temps).
Ce magazine de 28 pages, entièrement en couleurs, est tiré à 3000 exemplaires pour le moment et se vend à mille francs CFA l'unité. Les numéros 1, 2 et 3 du journal sont déjà parus.
Objectifs du magazine AÏCHA
Le magazine AÏCHA a pour principal objectif de renforcer la société civile féminine nigérienne. Il s'agira d'une part, de faire la promotion de la femme nigérienne en lui offrant un miroir valorisant les femmes actives dans tous les domaines de la vie et, d'autre part, d'améliorer la condition de la femme nigérienne en lui proposant un espace de discussion et d'échange. Enfin, le magazine AÏCHA entend diffuser beaucoup d'informations pratiques et des pages de sensibilisation sur le genre, l'entreprenariat féminin, la santé, la communication pour le développement, et l'éducation notamment.
Le budget
Les recettes de ce magazine proviennent essentiellement de la vente des journaux, de la publicité et du parrainage. Mais beaucoup reste à faire car ces recettes ne couvrent pas encore le coût de fabrication. La coopération française a appuyé le numéro zéro à hauteur de 5 387 000 francs CFA en 2006 et finance l'assistance technique, en attendant le recrutement d'une rédactrice en chef. La SARL magazine AÏCHA a engagé trois millions six cent quatre vingt neuf mille huit cent francs CFA pour le numéro 01 et quatre million trois cent quatre vingt trois sept cent pour le numéro 2.
Le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population) et l'UNICEF sont les principaux partenaires d'Aïcha pour le moment. L'UNICEF achète une page enfant/éducation à hauteur de 750 000 francs CFA et le FNUAP parraine la rubrique santé à hauteur de 1 500 000 francs CFA (deux pages) par numéro. La coopération belge, à travers le projet PAMED, a acheté trois pages dans le numéro 3.
Perspectives
Les parrainages - publi-reportages- sont appelés à se poursuivre et s'intensifier (coopération canadienne, Aide et Action...) alors que la publicité pure et simple se fait encore attendre. La distribution devrait être améliorée par la convention signée tout récemment avec Total. Une vingtaine de stations essence vont désormais vendre le journal. Il reste aussi à toucher le public féminin. C'est compliqué car nos clientes fréquentent peu de lieux publics. Il faut aller les trouver au bureau ou dans les fêtes. Pour rendre le titre populaire, il faut investir dans la publicité, ce que nos moyens ne nous permettent pas encore suffisamment. La première étude sur le lectorat d'Aïcha devrait en octobre nous permettre d'améliorer le contenu.
Le magazine AÏCHA Bimensuel féminin dont nous sommes partenaires.
Le journal peine à trouver un lectorat mais grâce à la vente de pages sponsorisées, la revue trouve un équilibre.
